HAÏKUS & POESIE
 
HAÏKUS .... MOMENTS
 
 
Cet hiver est froid,
Il a mis son manteau ...
Chez moi il fait chaud.
Je ne peux m'endormir
Sur le sol de m'accroupir
Là, je pense....

Assis sur la plage
L'océan, magnifique, je contemple
Grain de sable.
Un sentiment de peur,
Serait-ce mon ombre, qui me fait peur !
Ou bien ce calme à l'intérieur ...
 
 
La neige tombe, et me rend triste,
Je vois une ombre.
Mes nuits d'hiver sont longues,
Je ne vois toujours que des ombres.
Mais il faut, que je sois optimiste,
Et re - papillonner, tel le flûtiste ...

Tendres chimères, qui me tourmentez,
Vous êtes, ce soir bien amères
Quel mal ai-je donc fait
Pour qu’ainsi me dévoriez !


Le jour se lève ...
Le fil de la rivière se déroule ...
La vie s’écoule.
 
 
Le vieil homme et moi
Avons bien rit
Sur notre banc, assis
Plaisir d’une foi.

Les choses de mon cœur,
En ce moment, me chagrinent.
Intensément, et avec vigueur,
Me dominent...
Est ce le début du bonheur ?
Ou bien, mon moi intérieur
Qui, de nouveau, se MINE .... !
 
 
Le pécheur, qui, en terre
Va chercher son ver,
Sait ne pouvoir se soustraire,
A la vie et ses devers,
Il sera un jour, à son tour en terre,
Son sanctuaire, parmi les vers ...


Si l’hiver, au dehors, porte
Pluie, et mauvais temps ....
A l’envers, au dedans ... porte
Close, et beau temps.
 
 
Un orage venu des enfers
Lave le ciel,
Un ange passe ...

Cette tornade des cieux
Va finir par m’ouvrir les yeux
Même si, au dedans, toujours, il pleut...

Cette requête, je ressasse :
« Qu’une aube, rouge et chaude, à tout jamais, efface
Ce pale et morne crépuscule de glace »

Le beau croissant de lune
Transporte ma plume
Vers de lointains rivages…
 
 

Luttant avec le vent,
J'avance
Passé qui défile....
Regrets

Tant à donner, à pleurer d’attente
Passer, cette tourmente
Me rendra plus douce, la pente ….

La ville dort
Au loin le tonnerre
Eteint ma lumière
 
 
Je l'ai vaincu et n'ai plus peur,
Ce torrent de larmes, et de fureur
Serein .... Je nage


Canicule
Il fait si chaud
Mon ombre me quitte
Sur un banc assis
En un regard vers le ciel
Soudain, il neige
 
 
Nomades, au gré de l’eau
Nénuphars sans racines
Voguant par-dessus flots
De leur verte beauté, illuminent…